Quilt pour Fukushima

L'accident nucléaire de Fukushima, aussi appelé catastrophe nucléaire de Fukushima, est un accident industriel majeur survenu au Japon après le tsunami du 11 mars 2011.

Ishinomaki, où vit Yoko, se situe sur la côte pacifique, non loin de Fukushima… Le 11 mars 2011, le tsunami ravage tout sur son passage. Ishinomaki est l’une des villes les plus touchées.

Dans la catastrophe, Yoko perd sa grand-mère, ses cousins, de nombreux amis ; son magasin est dévasté : il ne reste rien. L'amitié entre 2 amies brodeuses CLaire Cazalie et Marylène de Ruette en Belgique vont lancer un projet de soutient pour leur amie japonaise qui a perdu sa boutique et ces proches dans la catastrophe... lire +

Le vendredi 11 mars 2011 à 5 h 46 min 23 s, soit 14 h 46 min 23 s heure locale, a lieu le plus important séisme mesuré au Japon. Son épicentre se situe à 130 km à l'est de Sendai, chef-lieu de la préfecture de Miyagi, dans la région de Tōhoku, situé à environ 300 km au nord-est de Tokyo.

Le séisme a entraîné un arrêt automatique des réacteurs en service, la perte accidentelle de l'alimentation électrique et le déclenchement des groupes électrogènes. L'observation d'émissions de xénon, avant même la première dépressurisation volontaire du 1er réacteur, indique des dommages structurels probables dans la partie nucléaire des installations immédiatement après le séisme

Quilt 120 x 60 cm

textile, brodé, matelasé.

12 mai 2011

Quilt pour Fukushima
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Couverture pour enfants - 2011

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120 x 60 cm

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Au début de l’histoire, deux passionnées de patchwork, que j'adore, Claire Cazali et Marylène, Claire habite Meudon, dans l’Ouest parisien. Elle a un atelier de broderie ou elle transmet sa passion et organise des stages.

Marylène vient de Ruette, en Belgique, où elle tient une boutique de patchworks, également lieu d’ateliers et de stages. Les deux jeunes femmes se rencontrent aux cours de broderie de Léa Stansal, artiste renommée. Leur sympathie réciproque est telle qu’elles décident de partir ensemble au Japon, pour le Salon international du patchwork, au Tokyo Dome. C’était en janvier 2011.

La catastrophe de Fukushima

Au pays du Soleil levant, Marylène présente à Claire une créatrice de grand talent, Masako Wakayama. Cette dernière fait connaître aux deux Européennes une de ses élèves, Yoko, qui effectue chaque semaine 300 kilomètres aller-retour pour suivre son enseignement et qui vient d’ouvrir à Ishinomaki sa propre boutique de tissu.

Une amitié spontanée naît dans le petit groupe, qui perdure après le Salon. Ishinomaki, où vit Yoko, se situe sur la côte pacifique, non loin de Fukushima… Le 11 mars 2011, le tsunami ravage tout sur son passage. Ishinomaki est l’une des villes les plus touchées.

Dans la catastrophe, Yoko perd sa grand-mère, ses cousins, de nombreux amis ; son magasin est dévasté : il ne reste rien.

Des messages de solidarité sur tissu

Claire et Marylène, bouleversées, font aussitôt part à Yoko, via Masako Wakayama, de leur émotion. Mais cela ne leur suffit pas : elles veulent «faire quelque chose de concret».

Le patchwork sera leur «véhicule» : Marylène et Masako cousent un petit message de solidarité sur un carré de tissu ; Claire réalise un carré en crochet. Et comme d’habitude, elles communiquent leurs idées, photos à l’appui, par blogs interposés.

Mais leur échange ne reste pas ignoré : leurs blogs connaissent des pics de consultation et font des émules…

«Crochetons pour le Japon»

Un carré, dix carrés, des centaines de carrés parviennent dans les boîtes à lettres de Claire et Marylène. Les deux jeunes femmes sont perplexes : quid de tous ces témoignages d’amitié ?

En France, un site est rapidement créé, entièrement dédié à l’opération désormais appelée «Crochetons pour le Japon» et destiné à «cadrer» les ouvrages. Les carrés devront obéir à un format et des couleurs précises de manière à ce qu’une harmonie se dégage.

De son côté, Marylène donne ses directives pour les carrés en tissu. Une échéance est fixée : les envois seront clôturés le 15 juin. Loin de décourager les bonnes volontés, ces contraintes, relayées par un petit reportage à la télévision sur Arte, accélèrent encore le flot des colis.

Des pensionnaires de maisons de retraite se mettent à l’œuvre ; une classe de CM2 à Versailles organise des séances de travaux manuels ; des mini-clubs se forment… Au total, Claire aura réuni 9200 carrés de crochet, Marylène 7000, venus de toute l’Europe – Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Portugal… – et aussi d’Israël! Parallèlement, Masako reçoit des carrés de Thaïlande, de Chine, d’Amérique.

Les plaids s’accumulent

Que faire de tous ces messages d’amitié? L’idée des «complices» de les assembler pour réaliser des couvertures s’impose. Chez Claire, des ateliers de couture voient défiler des bénévoles de tous horizons.

Une universitaire habitant La Réunion et de passage pour une semaine de vacances à Paris vient même prêter main-forte pendant deux jours! Chez Marylène, l’été est entièrement consacré à ce patchwork bien particulier.

Quant à Masako, elle réalise, avec la virtuosité qui fait sa réputation, un quilt  combinant tous les messages qui lui sont parvenus. Les plaids s’accumulent: 125 en crochet, 50 en tissu, soulevant de nouvelles interrogations en cascade : doit-on les vendre, et si oui, comment (aux enchères, dans une boutique, par Internet…) et à quel prix ? Ne serait-ce pas plus logique de les livrer au Japon – sachant que les frais d’acheminement sont très onéreux ?

Besoin d’un hôpital à Ishinomaki

Petit à petit, une exposition apparaît comme la manière la plus astucieuse de réunir l’argent nécessaire à l’envoi des couvertures au Japon. Car, entre-temps, Yoko a fait connaître les besoins de familles et d’un hôpital à Ishinomaki.

Elle-même a dû accepter un travail à mi-temps le matin dans une supérette pour gagner sa vie, l’après-midi étant consacré à la remise sur pied de son commerce et l’animation d’un atelier de femmes quilteuses, lieu de parole autant que de création.

Pour médiatiser l’opération en France, une photo des contributrices au pied de la tour Eiffel à Paris est réalisée le 11 septembre… sous une pluie battante qui réduit à néant la présentation prévue sur le Champ-de-Mars.

Le rendez-vous des amoureuses des travaux textiles

À Claire et Marylène de trouver une nouvelle occasion. Celle-ci est pour bientôt : chaque année, au mois de février à Paris, les amoureuses des travaux textiles se pressent au salon international L’Aiguille en fête. Surmontant leur timidité naturelle, Claire et Marylène, accompagnées de Masako, contactent les organisateurs.

Immédiatement séduits, ceux-ci accueillent positivement leur proposition. C’est ainsi que du 9 au 12 février, le public pourra découvrir l’œuvre de Masako Wakayama ainsi que les quilts chatoyants de ses amies européennes.

Des cartes postales seront vendues aux visiteurs à titre d’oboles… que Claire espère les plus importantes possible, elle qui a dû créer une structure juridique afin que la récolte de fonds soit légale. Un autre obstacle que ces volontaires n’auraient jamais imaginé avoir à franchir au départ de ce formidable élan de solidarité.